• Deux espèces : Les Démiurges et les Jardiniers

    Deux courants de pensées qui définissent uniquement deux espèces que tout oppose.

    Ainsi, bien au-delà de la simple stratification des classes sociales - strates qui ne doivent leur existence que sous le principe d'une vision artificielle, économique et politique, du "Sujet" citoyen, il y a cette volonté de comprendre - dans les extrêmes - la pensée de deux espèces qui agissent sur le Monde.

    Les classes sociales n'étant finalement que la masse économique qui s'anime entre ces deux extrêmes et qui, poussée plus d'un côté ou de l'autre par des considérations souvent plus particulières, plus individuelles, que la recherche du bien commun, constitue l'ensemble de l’éventail que l'on nomme faussement "Liberté".

    * Philosophe, historienne des idées et romancière, Chantal Delsol est membre de l’Académie des Sciences morales et politiques. Elle vient de publier un essai puissant et sans compromission intitulé :”La haine du monde” aux Editions du Cerf. Pour l’auteur, le clivage traditionnel gauche/droite s’estompe en faveur d’un autre, plus récent mais durable : la séparation entre démiurges et jardiniers, représentant deux courants de pensées adverses. Les démiurges, les enfants des lumières, possèdent le pouvoir. Ils veulent émanciper l’homme des particularismes, des emprises familiales, religieuses, nationales ou culturelles; En cela, ils se situent dans la continuité des totalitarismes du XXième siècle. L’esprit ultime du démiurge est le transhumansime, l’homme amélioré qui rêve d’immortalité. Par opposition au démiurge, Chantal Delsol fait appel à l’image du jardinier “qui ne cherche pas l’efficacité mais la fécondité”. Chantre de l’enracinement, le jardinier s’apparente à la représentation de la contre-culture face au pouvoir et aux puissants. Le but du jardinier n’est pas de créer un nouveau monde mais parfaire celui qu’il a trouvé en arrivant. Plus observatrice que militante, Chantal Delsol se garde bien de choisir son camp. Haut et fort, elle prône un équilibre nécessaire entre l’enracinement et l’émancipation. Cependant, au fil des pages, elle finit par affirmer qu’elle ne croit pas au triomphe de la démurgie. L’auteur s’écrit :”jamais les pensées absurdes n’ont gagné !”.

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